But de pèlerinages et haut lieu de la dévotion populaire pour toute la Basse Vallée d’Aoste et le Haut Canavais, le sanctuaire se dresse à l’entrée de la vallée centrale qu’il domine, en un site suggestif.
Les premiers documents faisant état d’une chapelle à cet endroit remontent au XIII siècle, mais le bâtiment actuel date des trente premières années du XVIIIe siècle, époque où il fut entièrement reconstruit et décoré par des artisans du Valsesia. De magnifiques ex-voto y sont conservés, dont certains sont liés à la guerre et à la Résistance.
Autour du col de Fenêtre Autour du col de Fenêtre, à cheval sur les communes de Perloz et d’Arnad, s’étend l’une des quelques stations valdôtaines de Pæonia officinalis, plante de montagne d’origine sud-européenne, rare dans les Alpes et les Apennins et menacée par les cuilleurs incoscients.
Autrefois propriété des Vallaise, seigneurs de l’endroit, ils furent donnés en fief aux communautés locales, avant d’être achetés par les habitants de Marine, en 1576. À partir de ce moment-là, ils furent gérés par la Confrérie des Rogations de Marine, tout comme le four de la communauté. Restaurés en 2000, ils peuvent aujourd’hui être visités mais ne sont plus utilisés, contrairement au four où, chaque année, l’on cuit encore le pain lors de la Fehta dou Pan Ner (la fête du pain noir), au mois de juillet.
Inaugurée à l’occasion du Concours Cerlogne de 2001, elle a rassemblé les meubles, les documents et les objets scolaires de l’ancienne école de Marine. Elle se présente comme une salle de classe du début du XXe siècle, avec non seulement ses cahiers, ses plumes et ses encriers, mais aussi son tableau noir en ardoise – qui porte les traces des balles tirées par les fascistes, au cours des représailles du 1er juillet 1944 -, son poêle et le bureau de l’instituteur, une armoire-bibliothèque, le portrait du roi et de la reine, et bien d’autres choses encore.
C’est la pointe la plus haute du territoire de Perloz et, comme les autres, elle fait partie du massif de Sesia-Lanzo. Depuis 1901, elle est dominée par une grande croix, que le sculpteur Giuseppe Favre d’Arnad a complétée en 1986 par un magnifique Christ.
Le village de Chemp occupe une position dominante sur la basse vallée du Lys, il est caractérisé par la belle architecture rurale et par le musée en plein air de œuvres en bois et en bronze du sculpteur Angelo Bettoni et d’autres artistes qui ne cesse de grandir.
Des un temps immémoral un pont enjambe le torrent reliant les deux versants de la Basse Vallé du Lys. Depuis toujours ce pont forma l’objet de plusieurs légendes à cause de sa position sur un gouffre profond et terrifiant.
Il fut reconstruit maintes fois en bois, sur des épaulements en pierre et chaux jusqu’en 1721, lorsque deux habiles maîtres-maçons Jean Baptiste Gaydoz, de Perloz et Pierre Ferro de Valsesia, le reconstruisirent en pierre, un peu en amont et à côté du vieux port en bois.
Un bel oratoire décoré fit, dès lors, les fonctions d’une porte du centre du pont de Moretta.
C’est probablement l’une des plus anciennes tours de toute la Vallée d’Aoste : son origine, qui serait inspirée de modèles romains, peut être datée de l’an mille environ.
Le bâtiment était constitué à l’origine de la Tour et d’une habitation renfermées dans un enceinte, mais il a été lourdement modifié au cours des siècles: l’enceinte à été utilisée pour y appuyer l’église paroissiale et le donjon est devenu en 1878 son clocher, tandis que l’habitation à été transformée en maison paroissiale.
Le village se caractérise par deux châteaux imposants et une voie centrale qui serpente entre deux rangées d’anciennes maisons et qui autrefois conduisait ceux qui montaient de Pont-Saint-Martin directement au cœur de la ville. Les châteaux Charles et Vallaise étaient les sièges de la noble famille de Vallaise, qui exerçait également sa juridiction sur les territoirs des communes de Lillianes, Fontainemore et une partie de Pont-Saint-Martin. Ils ont probablement été construits, dans leur structure actuelle, entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle. Les autres maisons du village présentent de nombreux détails architecturaux spécifiques des siècles XIVe et XVe. Un pressoir monumental et magnifique, probablement situé à l’origine dans un espace ouvert, et ensuite renfermé dans un bâtiment au milieu des maisons, témoigne encore aujourd’hui de l’importance de la viticulture à Perloz.
Autrefois, l’église Saint Sauveur jouait un rôle important puisque la paroisse de Perloz englobait toute la vallée du Lys. Par la suite, à partir de la fin des années 1100, des paroisses autonomes ont été formées dans les territoires voisins. Selon la tradition, la construction remonterait à 772, mais elle à été probablement été érigé vers l’an 1000. Seul le clocher (dont la base remonte au IXe ou Xe siècle) reste de cette première église car elle fut entièrement démolie au début des années 1600 pour faire place à la nouvelle église. L’église, construite entre 1616 et 1620 au même endroit que la précédente, mais avec une orientation différente, est restée presque intacte jusqu’à nos jours. Son plan est rectangulaire et se compose d’une seule nef à trois voûtes d’ogives. La façade principale est décorée d’une fresque représentant le Jugement Dernier datant de 1677. En 2021, le nouveau musée d’art sacré a été inauguré à l’intérieur de l’église.
Il est possible d’admirer quelques sculptures en bois et de nombreuses orfèvreries dont des calices, un ostensoir radial, des croix de procession et des reliquaires. Parmi ceux-ci, le reliquaire en argent datant du début du XVIIIe siècle contenant une épine de la couronne du Christ qui selon la tradition, serait arrivé à Perloz grace à un chevalier, membre de la famille des nobles de Vallaise, de retour de la croisade, la présence dans l’église de deux précieuses chasubles datant d’entre les XVe et XVIe siècles est due à la famille des nobles de Vallaise, qui jusqu’en 1522 avait élu l’église de Perloz comme lieu de sépulture privilégié.
Au XVIIIe siècle, la bâtisse dans laquelle se trouve le pressoir appartenait à la famille Porté de Perloz, riche propriétaire de terrains et de maisons.
A’ la mort de Marie Jeane Porté en 1897 en respect de son testament les biens ont été légués au curé de Perloz pour créer dans sa maison de Plan-de-Brun, un petit refuge pour les pauvres veillards du village.
De l’ancien bâtiment rural il reste la salle avec le pressoir, l’espace au-dessus de celui-ci utilisé autrefois comme grange et la « gra » destinée au séchage des châtaignes pour en permettre la conservation.